Le monde des motards est régi par des codes spécifiques, que beaucoup d’automobilistes ignorent. L’un des plus emblématiques est le signe en « V », que les motards s’échangent lorsqu’ils se croisent sur la route. Ce geste, né dans les années 1970, est bien plus qu’un simple salut : c’est un symbole de fraternité, de solidarité et d’appartenance à une communauté soudée.
Lorsque deux motards se croisent, ce geste signifie : « Je te vois, je te respecte, nous partageons la même passion ». À l’origine, ce signe était utilisé par le célèbre pilote Barry Sheene pour célébrer ses victoires. Depuis, il a été adopté par les motards du monde entier comme une marque de reconnaissance et de respect.

Contrairement à ce que certains automobilistes pensent, ce geste n’est pas agressif. Il ne cherche pas à provoquer, mais à créer un lien — même furtif — entre deux personnes partageant les mêmes valeurs. C’est un rappel que, même si l’on ne se connaît pas, on roule dans le même esprit.
Les motards utilisent également d’autres gestes pour communiquer entre eux. Par exemple, étendre la jambe lorsqu’on dépasse est un geste de remerciement. L’utilisation des phares pour avertir d’un danger imminent — radar, accident ou contrôle de police — fait aussi partie de ce langage non verbal.
Ce langage gestuel est une réponse aux limites imposées par le casque, le bruit du vent et du moteur, qui rendent la parole difficile. Il montre à quel point la communauté motarde est unie et solidaire, même dans les moments les plus simples de la route.
Alors, la prochaine fois que vous verrez un motard faire ce geste en V, ne soyez pas déconcerté : il ne vous vise pas, il salue un camarade de route.







